Le reconnaître
Le moustique tigre (Aedes albopictus, de son nom scientifique) est plus petit qu’un moustique commun, noir, avec des rayures blanches sur les pattes et une ligne blanche sur le dos. Il vole bas, presque en silence, et pique surtout les jambes et les chevilles.
Aedes albopictus Le nom scientifique du moustique tigre, celui qu’emploient les autorités sanitaires.
Son premier signe distinctif, c’est son horaire : il pique en plein jour, surtout en début de matinée et en fin d’après-midi, là où le moustique commun attend la nuit. Si vous êtes piqué dehors en journée, en été, c’est probablement lui.
Est-il présent en Haute‑Savoie ?
Oui : sa présence est signalée dans le département, et il fait l’objet d’une surveillance par les autorités sanitaires, comme dans la plupart des départements où il s’est installé. Nous ne publions aucun chiffre ici, les cartes évoluant chaque année : pour connaître la situation à jour de votre commune, consultez les informations de l’agence régionale de santé et de votre mairie.
Ce qui est certain, c’est qu’il apprécie les zones habitées : jardins, terrasses, cours, balcons, bien plus que les forêts et les alpages. Les secteurs résidentiels du bassin annemassien, du Genevois, du Chablais, de la vallée de l’Arve et de l’agglomération d’Annecy réunissent ce qu’il cherche : de l’eau stagnante en petite quantité, de l’ombre, et des habitants à piquer. Nous intervenons dans tous ces secteurs : voir moustiquaires en Haute‑Savoie.
Pourquoi il s’installe chez vous
Le moustique tigre vole peu : il naît, vit et pique dans un rayon très réduit. Le moustique qui vous pique sur votre terrasse est presque toujours né chez vous ou chez un voisin proche. Il pond dans de très petites quantités d’eau stagnante, et c’est ce qui le rend si bien adapté aux jardins :
Le gîte larvaire Un point d’eau stagnante, même minuscule, où les œufs éclosent et où les larves se développent.
- les coupelles sous les pots de fleurs ;
- les arrosoirs, les seaux, les jouets laissés dehors ;
- les gouttières bouchées et les regards d’eau pluviale ;
- les récupérateurs d’eau non couverts ;
- les bâches qui forment des poches d’eau, les pneus, les brouettes ;
- les vases, les soucoupes, les abreuvoirs qu’on n’a pas changés.
Ses œufs résistent à la sécheresse et attendent la prochaine pluie. Une coupelle remplie, vidée, puis remplie à nouveau suffit à entretenir une population tout l’été.
Les gestes qui comptent
Les autorités sanitaires le répètent chaque année : la lutte contre le moustique tigre se gagne d’abord chez soi, sans produit.
- Videz tout ce qui retient de l’eau, une fois par semaine au moins ; retournez ce qui peut l’être.
- Remplissez les coupelles de sable humide : la plante boit, le moustique ne pond pas.
- Couvrez les récupérateurs d’eau d’un couvercle ou d’une toile de moustiquaire bien tendue.
- Nettoyez les gouttières et les regards.
- Pour un bassin, les poissons et le mouvement de l’eau font le travail.
- Rangez les objets qui peuvent se remplir : seaux, arrosoirs, jouets, pneus.
Ces gestes sont plus efficaces que n’importe quel piège, et ils protègent aussi vos voisins, puisque le moustique circule peu.
À retenir
- Il pique le jour, il naît près de chez vous, il pond dans un fond de coupelle.
- Vider, couvrir, retourner, une fois par semaine : c’est le geste qui compte.
- La toile de moustiquaire l’arrête : il n’est pas plus petit que la maille.
Protéger la maison : la moustiquaire, pièce par pièce
Le moustique tigre pique le jour. Cela change la façon de penser la protection : il ne s’agit plus seulement de dormir fenêtres ouvertes, mais de vivre portes et fenêtres ouvertes du matin au soir. Une toile de moustiquaire à mailles fines, celle de nos modèles, l’arrête : il n’est pas plus petit que la maille d’une toile standard.
- Les fenêtres des chambres et de la cuisine : une enroulable verticale ou un cadre fixe, pour aérer sans compter.
- La porte-fenêtre du salon et la baie de la terrasse, ouvertes toute la journée : une latérale enroulable, notre modèle l’incassable, ou une plissée, qu’on traverse sans y penser.
- La fenêtre de toit des chambres sous les combles, qui reste souvent ouverte par forte chaleur : une enroulable adaptée au cadre.
- La porte d’entrée ou la porte de la cuisine sur le jardin : une battante qui se referme seule.
- La véranda, qui concentre chaleur et humidité : une plissée sur les baies, des cadres fixes sur les petits ouvrants.
Fabriquée à vos dimensions et posée par nos installateurs, la moustiquaire ne laisse aucun jour sur les côtés : c’est là que les montages en kit échouent. Pour choisir le modèle de chaque ouverture, lisez quelle moustiquaire choisir selon votre ouverture ?.
La maille Le quadrillage de la toile. Celle de nos modèles est assez fine pour arrêter le moustique tigre.
En appartement et au balcon
Le moustique tigre ne s’arrête pas au rez-de-chaussée : les balcons et les terrasses d’étage ont leurs coupelles, leurs jardinières et leurs réserves d’eau, et il monte volontiers avec les habitants. En appartement, les mêmes gestes s’appliquent, et la moustiquaire prend tout son sens sur la fenêtre de la chambre et sur la porte-fenêtre du balcon, qu’on laisse ouverte en soirée. Une enroulable sur la fenêtre, une latérale sur la porte-fenêtre : c’est en général tout ce qu’il faut pour un appartement.
Et les autres protections ?
Les répulsifs cutanés protègent une sortie, pas une maison. Les diffuseurs et les spirales agissent sur une zone réduite et seulement sans vent. Les pièges captent une partie des moustiques, sans supprimer le gîte. Un ventilateur gêne son vol, qui est faible, le temps d’un repas dehors. Aucune de ces solutions ne remplace la suppression des eaux stagnantes et une toile sur les ouvertures ; elles les complètent.
Le signaler
Si vous observez un moustique tigre, vous pouvez le signaler sur la plateforme nationale de signalement en ligne, qui alimente la surveillance du département. Une photo nette suffit souvent. Cette démarche aide à suivre sa progression et à adapter les actions locales ; votre mairie peut aussi vous renseigner sur ce qui est fait dans votre commune.
En Haute‑Savoie, une saison qui compte
L’été en vallée et autour du lac est chaud ; les orages fréquents remplissent les coupelles et les gouttières. La saison du moustique tigre commence au printemps et dure jusqu’aux premiers froids de l’automne. Le bon moment pour équiper la maison, c’est avant : une demande de devis à la fin de l’hiver, un relevé chez vous, une fabrication à vos dimensions, et vos ouvertures sont prêtes quand il revient.
